CHRONIQUE – 9 mois ou presque… Épisode 14

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Tu as sûrement un jour ou l’autre calculé à quel moment de l’année tu devrais tomber enceinte pour vivre la fin de ta grossesse dans ta saison préférée, ou dans un moment X de l’année.

Et ce, même si concevoir un enfant était pour ton couple juste synonyme de partie de jambes en l’air, sachant très bien que vous étiez protégé de la fécondité.

  -Hey chéri, admettons qu’on aurait voulu un bébé, il faudrait le faire au mois d’avril, pour que je puisse accoucher début janvier, comme ça, ça me laisserait à peu près 2 mois pour raffermir mes abdos et partir dans le sud avec Jessica au mois de février…

-Ah ouais !? Mais on n’a jamais parlé d’avoir un bébé maintenant…

-Je sais, je disais ça comme ça…

-Mais, tu veux un bébé?

-Non, je n’ai jamais dit que je voulais un enfant maintenant!

-Ok, mais je ne comprends pas pourquoi tu me parles de ça, alors…?

-Je disais ça comme ça c’est tout!

-Ok…

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Tous les couples connaissent ce malaise. Bref, pour avoir vécu une fin de grossesse en été et une en hiver, je me disais que j’étais dans tous mes droits de vous comparer le positif et le négatif et de vous faire part de mes états d’âme pour vous permettre de faire un choix… si jamais vous décidiez de prévoir votre grossesse (dans la mesure du possible) et que vous étiez indécise quant à:

Préférer avoir du sable dans le vagin et être physiquement incapable de l’enlever, ou avoir le bas de la bedaine marqué par les engelures du froid d’hiver, parce que tu ne voulais pas investir dans un nouveau manteau et/ou une rallonge de manteau…

Si t’es assez hot pour créer la vie, t’es capable de marcher un coin de rue le manteau ouvert à -9000, le vent dans la face comme une guerrière #WarriorMom


Premier trimestre

Pour commencer, les nausées… Alors là, tu as le choix. Soit tu te tappes les canicules et ratisses les coins de rue à la recherche du moindre commerce qui vient avec l’air climatisé, pour calmer tes envies de vomir tes tripes (accentuées x1000 par l’humidex) devant ces enfants qui n’ont rien demandé sauf de manger leur glace tranquille.

Ou encore, tu dois laver 15x semaine ce qui te sert de manteau (référence à l’intro) sans compter le fait que tu dois spotté toutes les poubelles relativement déneigées ET accessibles en chemin, pour finalement vomir devant la file d’attente du bus (remplis de gens qui ont préalablement jugé que tu avais pogné la gastro), le tout avec la morve au nez et un risque élevé d’amputation des doigts à avoir essayé de sauver tes mitaines et tes cheveux.

Il y a la fatigue aussi. Encore là, l’hiver ou l’été, ça se gère.

D’accord, il est peut-être très difficile de piquer une sieste paisiblement couchée sur une couverture sur la neige, de la même façon que tu le ferais l’été sous le soleil. Par contre, je me sens toujours moins coupable de rester sous les couvertures et dormir une journée complète quand il fait -35 dehors!

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Deuxième trimestre

Tu pètes le feu et ça te permet de profiter des festivals que Montréal t’offre l’été, en plus de te pavaner avec ton début d’excroissance tout cute, que tu es fière d’afficher (pour le moment)! Tu te permets d’ailleurs de t’arrêter dans toutes les crèmeries qui figurent sur ton chemin et, pour une fois, tu ne te sens pas mal d’aller en terrasse profiter des 5 à 7 à l’air libre et ne boire que de l’eau!

À l’inverse, l’hiver, le mieux que tu puisses faire pour soulager ton trop plein d’énergie c’est… rien. En fait, ce n’est certainement pas le temps d’aller tester tes talents de patineuse sur glace noire et, même si ton outfit de neige te fait encore, la seule option que tu as pour profiter des joies de l’hiver, c’est de voir ta gang affronter la magie des montagnes pendant que tu restes assise au chalet à garder les chocolats chauds.

Ce n’est pas mauvais en soi, mais payer l’entrée pour siroter une boisson à 6$, alors que tu peux le faire chez toi pour pratiquement rien, c’est ordinaire.

En même temps, si tu veux finir toutes les séries Netflix que tu n’arrivais pas à placer dans ton horaire, c’est pas mal le moment idéal!

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J’avoue cependant que pour tes moments peak d’hormones de cochonette, les deux saisons sont propices aux soirées chaudes en amoureux. D’une part, l’été, tout est plus facile d’accès (les parcs, les ruelles sombres, les toilettes des restos-bars bourrés de monde et donc pas surveillés et les morceaux de linge en moins…)

Et l’hiver, il fait froid, on a envie de se coller sous les draps lors des soirs de tempête. Tout est au romantisme devant un feu de foyer au chalet de tes parents. Et en plus, même pas besoin de stresser pour la contraception…

Vas-y fort, fille! Mais pas trop quand même…


Troisième trimestre

Cette semaine, j’ai vu une vidéo d’une fille qui a manqué de temps pour se rendre à la maternité et qui a donc accouché sur le trottoir devant l’hôpital. Et une autre accoucher dans sa voiture, les deux en été. La première chose que je me suis dite:

 Une chance que c’est pas ici, en plein mois de février, parce que l’asphalte, l’hiver, ça surprend sur un moyen temps. Pis enlever les pantalons de neiges dans la voiture, ce n’est pas évident!

C’est con, mais c’est vrai!

Et c’est surement déjà arrivé en hiver au Québec. Je ne suis pas médecin, mais je suis convaincue qu’en saison froide, le taux d’accouchement prématuré doit être légèrement plus élevé qu’en été. Depuis le début de décembre, je me fais dire de limiter mes déplacements au maximum pour éviter une chute et des problèmes durant la grossesse. Lorsque j’étais enceinte de mon premier, c’était l’inverse!

 Marcher le plus possible, madame! C’est l’été, il fait beau et chaud et ça aide fortement pour l’accouchement.

C’est simple, à partir de mai, ils te font faire 4x le tour du bloc du CHUM pour accélérer le travail! Moi, je vous le dis, il est pas né le médecin qui m’obligera à marcher l’équivalent du stade olympique à -20 pour faire sortir ma fille plus vite!

Chérie, maman ne peut plus attacher ses bottes depuis 4 mois, ne m’oblige pas à devoir sortir en sandales crocs avec des bas dans la sloche, juste pour te grouiller les fesses!

Résultat: forcé à hiberner, tu te ramasses avec une prise de poids plus importante qu’une grossesse d’été et il y a de fortes chances que ton test de diabète pète la baloune, parce que ton organisme n’a pas encore digéré tout le sucre que tu as avalé pendant les Fêtes!

Je tiens cependant à mentionner que pendant que j’écris ces lignes, mon chum essai de sortir la voiture des 30 cm de neiges de la dernière tempête qu’on a reçue avant de se faire remorquer la voiture… Comme quoi, il n’y a pas que du négatif!

La seule chose que j’espère, par contre, c’est que Lou ne décide pas de se pointer le bout du nez lors de la dernière tempête de l’année, en début avril, question que j’accouche dans un banc de neige!

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La suite… Jeudi prochain!

Pour lire les épisodes précédent, c’est ici:  Épisode 1 Épisode 3 Épisode 3 Épisode 4 Épisode 5Épisode 6Épisode 7 Épisode 10 Épisode 11 Épisode 12 Épisode 13