Au début du mois de juillet, j’ai eu l’opportunité de faire une randonnée à moto de deux jours avec quelques motocyclistes (dont mon père!). C’était ma première vraie randonnée en tant que nouvelle propriétaire d’un permis de moto…

et j’étais vraiment heureuse de « rider » avec des personnes beaucoup plus expérimentées que moi

C’est moi, prête à partir, sur la moto blanche!

Les gens qui participent à cette randonnée ont (à peu près) tous un lien avec Senneterre. Certains sont originaires d’ici et habitent maintenant à l’extérieur de la région, d’autres ont travaillé à Senneterre à un moment ou un autre, tandis que d’autres encore venaient passer les vacances d’été auprès de leur famille, installée ici.

Bref, le petit groupe se nomme les Exilés de Senneterre, et il porte bien son nom !

La randonnée des Exilés

Nous sommes donc partis le vendredi et avons traversé le parc de La Vérendrye sous un soleil éclatant pour nous retrouver à Mont-Laurier, afin de rejoindre ceux qui arrivaient de l’extérieur de la région.

Il faut savoir qu’à une certaine époque, à Senneterre, avoir une moto était trèèèès populaire. Il y a même eu une période où 3 gangs de « bécycles » se côtoyaient dans notre petite ville ! Je vous rassure, ils n’avaient rien à voir avec les clubs criminalisés qui font parfois la une des nouvelles… C’était une façon pour eux de se retrouver et de vivre leur vie de jeunesse tous ensemble (pour reprendre l’expression de mon père)!

Et je dois avouer que je les envie un peu…

Crédit photo: Jano Cantin

Histoires de pêche moto

Pendant notre fin de semaine de moto, en jasant avec les gens, inévitablement, les souvenirs de cette époque finissent toujours par meubler la conversation. Des histoires, ils en ont à la pelle à nous raconter. Des histoires de Pavillon du rock, de voiture « flippée » à bras jusque dans le feu de joie, ou encore, toutes les soirées de spectacles avec des            « orchestres » qui attiraient des centaines de personnes.

Et chaque fois, je me dis que j’aurais donc aimé ça vivre mon adolescence dans ces années-là…

Avec mon père et un ami de la famille.

Et ces gens qui sont maintenant retraités (pour la plupart) n’ont rien perdu de leur camaraderie et du bonheur de se retrouver ensemble pour rouler. Ils ont tous vécu leur vie d’adulte en ne perdant jamais leur passion de la moto. Puis, une fin de semaine par année, ils ont l’occasion de se remémorer les bons (et parfois les moins bons!) moments de leurs vingt ans.

Et juste pour ça, je me trouve chanceuse de pouvoir y participer…

On sent la nostalgie dans la voix des gens qui racontent leurs plus beaux souvenirs de jeunesse. Et je la partage un peu, même si je n’ai pas vécu les mêmes histoires et aventures qu’eux. Je me contente de les écouter raconter leurs souvenirs en m’imaginant comment c’était de vivre son adolescence dans les années ’70. Et je peux vous dire qu’il fallait être fait fort! Parce qu’avec tous les projets de fous (et parfois casse-cou!) qui ont pu leur passer en tête, je suis soulagée que la majorité s’en soit sortie indemne!


Merci!

Crédit photo: Jessyka Alarie Denis

Quoi qu’il en soit, tant qu’il y aura la randonnée des Exilés de Senneterre, j’enfilerai mon casque, mes gants et mes bottes pour aller rouler avec cette gang qui, en enfourchant leur moto, retrouve un peu l’esprit qui l’animait dans le temps.

Et je trouverai toujours quelqu’un pour me raconter la fois où…

À tous les « Exilés », merci de nous faire vivre ces bons moments et de nous partager votre passion de la moto et des retrouvailles d’amis de longue date !