La réalité peut parfois être si douloureuse… Vous savez, cette réalité à des lieux de l’image qu’on s’était faite dans notre tête… Cette réalité qui nous percute de plein fouet, comme une bonne claque au visage! Et quand on devient mère, j’ai l’impression que la différence entre la perception et la réalité est si grande, qu’on « mange des claques dans’ face » pratiquement chaque jour.

Il y a la réalité de l’accouchement, puis celle du 4e trimestre (ou des relevailles), la réalité du manque de sommeil, du bébé qui consume tout ton temps (donc des tâches ménagères qui s’accumulent), sans oublier la réalité des jouets qui traînent partout, des couches qui débordent, des vêtements tachés, et j’en passe…

Dans ma tête, comme j’étais 100% prête à avoir un enfant, je croyais que devenir maman serait de la « petite bière » pour moi. Je pensais accoucher sans douleur, être en mesure de faire fitter mon bébé dans ma routine (et non l’inverse), d’accomplir toutes mes tâches avec Harri dans le porte-bébé, de garder le ratio de jouets au minimum (et d’éviter ceux en plastique coloré qui font du bruit), mais…

boy ô boy que j’avais tort!


La garderie…

Photo : journaldechambly.com

D’ailleurs, ma dernière claque au visage en lice concerne les garderies. Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux savent que c’est un véritable calvaire en ce moment pour moi de trouver une place « convenable » pour mon coco.

Et désolé si j’en parle beaucoup, mais je trouve ça É-POU-VAN-TA-BLE comme processus!

En fait, je réalise que ma perception des garderies était complètement, mais COMPLÈTEMENT erronée! J’avais imaginé de beaux grands locaux colorés, remplis de jouets éducatifs, de tapis pour pratiquer la motricité, d’éducatrices bubbly, et d’enfants souriants qui ont du plaisir à n’en plus finir.

Encore une fois, j’avais tout faux.

Je ne sais pas si c’est moi qui suis tombée sur des adresses hors normes, mais j’ai visité quatre garderies, et chaque fois, j’en suis ressortie déçue. Alors que chez W, ils ne sortent pas les enfants dehors l’hiver, chez X, le repas n’est pas fourni. Alors que chez Y, il n’y a AUCUN jouet dans la classe, chez Z, les enfants sont tassés comme des sardines tellement le local est petit.

Sérieusement, mon chum m’a lancé ça à la blague, mais je commence sérieusement à penser à ouvrir ma propre garderie… Je ne serais évidemment pas éducatrice, car je n’ai aucunement la patience pour faire ce métier, mais je pense que je pourrais être une bonne propriétaire/directrice!

Et croyez-moi, ma garderie serait PAR-FAI-TE… ou presque!