Ça va, maman?

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J’ai appris quelque chose de grandiose dans les dernier mois :

Prendre soin de soi est un BESOIN, et non une récompense

Le saviez-vous? Ça me paraît logique, mais je ne l’ai pas mis en application au cours des dernières années… du moins, clairement pas assez!


Ce soir, je me sentais comme une grosse crotte molle… Je me suis fâchée fort contre mon bébé. Ça faisait 26 fois qu’il me disait « non » pour :

– manger son souper,

– manger son fruit,

– mettre son pyjama,

– faire pipi,

– mettre sa couche,

– se brosser les dents…

J’ai reçu quelques coups de pieds au travers, et puis… ROARRR!!! Mon lion est sorti et il était en beau maudit (pour être polie). J’étais lessivée. Mon mini aussi, d’ailleurs…

Psssit! Quand je parles de mon lion, je fais référence au Guide d’entraînement pour apprivoiser son lion. Ce livre s’adresse aux enfants, mais peut définitivement aussi s’appliquer aux adultes!


Pourquoi attendre d’être à bout?

Je sais que mes mini le sentent quand je suis fatiguée. J’ai beau les informer et leur dire que ma batterie est presque morte, on dirait que ça vient les chercher au plus profond de leur petit être. Il revient donc à moi, l’adulte, de faire ce qu’il faut pour recharger ma batterie avant que mon système ne « shut down ».

Ce soir, après le souper, mon chum a pris les garçons avec lui pour lire des histoires. J’avais besoin de descendre au sous-sol rapidement, mais je me suis accrochée les pieds. J’ai commencé à trier et à faire du ménage…

POURQUOI CE SOIR, alors que j’étais brûlée, que j’avais mal partout, et juste envie de prendre un bon bain chaud aux chandelles?

M’être écoutée à ce moment précis, j’aurais simplement pu (dû) m’asseoir avec une tisane et recharger ma batterie! À la place, je me suis retrouvée, un peu plus tard, avec mon amour en pleurs après avoir laissé mon lion s’échapper. Je me sentais tellement mal… Je voulais juste le bercer collé, l’apaiser, mais rien à faire. Même lui parler tout doucement pour lui faire penser à autre chose ne l’aidait pas…

J’ai donc pensé à un truc qu’on m’avait donné et lui ai dit : « maman t’aime très fort mon amour. Je m’excuse de m’être chicané avec toi ». Ses pleurs ont cessés tout de suite! Ce sont mes yeux qui ont commencé à avoir de la pluie. Je me suis excusée, et il m’a pardonné.

Ouf, ce qu’un petit cœur de maman peut vivre comme émotions dans ces moment-là…

Une fois apaisé et bien couché dans son lit, je me suis fait couler un bain chaud. J’ai allumé des chandelles, lancé une playlist que j’ADORE : « Read & Relax ? » de la chaîne alexrainbirdMusic, et j’ai fait le vide pour un moment.

Charge en cours, ne pas débrancher!


Le livre magique!

J’ai ensuite pensé à un livre que j’avais loué il y a déjà plusieurs semaines, sans l’ouvrir, et qui cadrait en plein dans mon « mood » du moment : Ça va, maman?, de Lory Zephyr. Quelle belle découverte! Le synopsis m’a vraiment inspiré et, en quelques pages seulement, j’ai souligné ces citations que je ne voulais pas oublier :


« Une maman aussi, ça fait des erreurs […] En tant que maman, vous ferez inévitablement des erreurs. Vous en avez même le devoir. Premièrement, parce que vous vous permettez ainsi d’être. Tout simplement. Ensuite, parce qu’en faisant des erreurs, vous apprenez à vous situer dans ce rôle qui est en constante évolution. Apprenez à apprécier ce que vos erreurs vous enseignent sur vous et ce qui vous entoure. En accueillant vos erreurs et en vous enrichissant de celles-ci, vous devenez un modèle d’autobienveillance pour vos enfants. »


« Une émotion, ça passe […] Vous êtes peut-être portée en ce moment à vouloir connaître LA façon de ne pas les vivre, de ne pas tomber dans ces moments plus douloureux. Il est vrai que certains trucs aident. Par exemple, prioriser le sommeil, ou encore, mettre ses limites pour éviter que la frustration vous emporte. Cela dit, ultimement, il n’y a rien à faire. Vous devez surtout vous permettre de vivre ces moments où vous ressentez l’échec, ne pas forcer les choses ou essayer de contrôler cet état en vous. Tous les parents vivent des journées où le poids de la parentalité paraît plus difficile à porter. Tous. »


Que dire de plus? J’ai si hâte de poursuivre ma lecture…

Ce livre se veut une « Minithérapie pour surmonter l’angoisse et la culpabilité maternelle ». À la suite de l’introduction, on y trouve 90 jours de petits trucs simples et rapides à lire. Deux pages chaque jour. J’aimerais l’ajouter à ma routine du matin, ou après le travail, avant d’aller retrouver ma famille!

Après coup, je réalise que de bercer mon bébé collé-collé, jouer dans ses cheveux fins, prendre un bon bain chaud au sel de mer, écouter de la musique, lire et écrire ce que de ressentais m’ont beaucoup aidé… Mais j’aurais tellement aimé mieux PRÉVENIR!

J’ai entendu des hommes qui allaient s’isoler 30 minutes dans leur « men cave » après le travail, au besoin, pour mieux apprécier leur soirée en famille. J’aimerais bien me trouver un petit cocon, moi aussi, en cas d’urgence! Me retirer avec une tisane et lire quelques pages, ou ne rien faire du tout, pourrait être bien! Reste juste à l’appliquer…

Et vous, quels sont vos trucs?