La Saint-Valentin approche et, avant d’être confiné à nouveau, j’avais envie d’aller passer une nuitée dans un petit refuge en forêt avec mon amoureux. Tsé, une petite soirée romantique avec juste nous deux et le bruit du vent dans les arbres…

Bon, les plans ont un peu changé (on les a juste reportés, en fait), mais j’avais quand même envie de faire quelque chose de spécial pour souligner l’événement.

J’ai donc proposé à l’autre moitié de ma bulle familiale de faire du camping… Dans la cour arrière… En plein hiver.

J’en entends quelques-unes crier d’ici :

Quoi, dormir dehors en plein hiver? Jamais de la vie!!!

Pourtant, c’est une expérience formidable qui nous permet d’apprécier l’hiver au maximum! Nous avons donc choisi de faire la construction d’un Quinzhee, un abri de neige creusé, pour y passer une nuit.

Voici donc le récit de notre expérience… photos à l’appui!


La préparation

Nous avons débuté notre projet une semaine avant ladite nuit passée en plein air. La fin de semaine précédente, nous avons construit la bute de neige qui allait nous servir d’abri. Le but est assez simple; créer une bute de neige en s’assurant d’écraser et de taper la neige au fur et à mesure que le tas grossit (en marchant dessus avec des raquettes, par exemple). J’avoue, on a un peu triché, on a aussi utilisé la souffleuse pour accélérer la construction de notre bute. Nous avons ensuite laissé le tout en place pour que le gel fasse son travail et durcisse la neige durant la semaine à venir.

Bute de neige pour un qinzhee
Notre bute de neige terminée, CRÉDIT PHOTO: Marie-Pier B. Genest

La fin de semaine suivante, nous avons entrepris d’aller récupérer des branches d’environ 12 pouces de long pour les piquer à divers intervalles dans la structure. Ça permet d’avoir un repère visuel quand vient le temps de creuser l’abri de l’intérieur. On arrête de creuser quand on voit le bout des branches et ainsi, on s’assure d’avoir la bonne épaisseur de structure.

Idéalement, cette étape se fait en même temps que la construction de la bute. Ça facilite grandement l’insertion des branches!

Vient ensuite le temps de creuser l’abri! C’est assez simple, on creuse et on sort la neige au fur et à mesure pour vider l’abri. Nous avons utilisé un petit traineau pour nous faciliter la tâche. Une pelle ronde en métal, ainsi qu’une plus petite pelle sont nécessaires pour creuser efficacement. Les années d’expérience de mon amoureux à se creuser des tunnels dans la neige quand il était petit lui ont été fort utiles!

Il faut ensuite mentionner que, puisque nous sommes déjà des adeptes de camping et d’activités dans le bois, nous avions pas mal tout le matériel nécessaire pour passer une nuit dehors en plein hiver.

Pour apprécier l’expérience, il faut être bien équipé!

Évidemment, puisque nous dormions dans la cour, la logistique de matériel était pas mal plus simple que lors d’une expédition où on part loin de chez soi. Pas de repas pris à l’extérieur et une maison assez proche pour aller faire un petit tour aux toilettes durant la nuit!


Le matériel

Voici une petite liste de matériel que nous avons utilisé (à noter que cette liste est malléable et que d’autres articles peuvent s’ajouter selon les besoins) :

  • Des sacs de couchage d’hiver (avec une cote de – 10 degrés environs);
  • Des couvertures de polar pour mettre dans les sacs de couchage;
  • Couvertures supplémentaires au besoin;
  • Petit oreiller pour le confort;
  • De bons isolants pour couper l’humidité du sol;
  • Des vêtements appropriés (le coton est à proscrire. Il garde l’humidité, qui est l’ennemi #1 du camping d’hiver! Choisissez plutôt des matières synthétiques et priorisez l’habillement multicouche, en principe de « pelure d’oignon »);
  • Une tuque pour la nuit;
  • De l’éclairage pour le moment d’installation des matelas et sacs de couchage;
  • De l’eau pour la nuit;
  • Du papier de toilette (au cas où!)
Le chocolat fleur de sel n’est pas essentiel… Juste pour le plaisir!

Vient le moment tant attendu où on part avec notre matériel sous le bras pour aller s’installer dans notre hôtel 5 étoiles (et gratuite!) pour la nuit. Nous avons placé nos bâches, matelas isolants et sacs de couchage sur le sol, enfilé nos vêtements pour la nuit (ils doivent être bien secs pour nous garder au chaud) et on s’est glissé dans nos « sleepings », comme des enfants tout excités! Nous avons fait une place à notre chien, qui s’est gentiment couché en boule entre nous deux, et qui nous a aidés à garder l’abri au chaud pendant la nuit.

Sérieusement, l’esprit de calme qui règne dans l’abri et l’absence de bruit est très relaxant.

Nous avons assez bien dormi (mon amoureux et mon chien plus que moi!) et nous sommes réveillés le matin, vers 8h30, vivants, pas du tout frigorifiés, mais un peu courbaturés! La température à l’extérieur pendant la nuit était autour de -15 degrés, et la température dans l’abri à notre réveil indiquait -2.5 degrés. Quand même pas si mal! Nous avons terminé notre fin de semaine de Saint-Valentin en mode plein air avec une petite balade de motoneige, parce oui, en Abitibi, on a de la neige!


À refaire!

Au final, nous avons beaucoup aimé notre expérience de camping d’hiver. La prochaine fois, peut-être que nous tenterons une nuit dans une tente, ou bien de partir en petite expédition de raquette pour aller camper plus loin, qui sait. C’était une super activité pour souligner une Saint-Valentin en confinement!

D’ailleurs, si on inscrit notre quinzhee sur Airbnb, viendrez-vous l’essayer?