Santé mentale – La Journaliste cause pour la cause!

J‘avais envie, en cette journée de sensibilisation à la santé mentale organisée par Bell, d’explorer avec vous certains facteurs qui peuvent aider ou nuire à notre condition mentale.

Et aussi de témoigner de ma situation, comme le suggère l’organisation!

J’œuvre auprès d’une clientèle adolescente ayant des troubles neurologiques et des troubles relevant de la psychopatologie. Je constate quotidiennement les multiples variations de la santé mentale et à quel point sa fragilité dépend de la façon dont on en prend soin. Et ce, depuis notre tendre enfance.


La jeunesse, une période de vie déterminante pour notre santé mentale

Sigmund Freud, ce grand psychanalyste de tous les temps, avait bien raison lorsqu’il nous invitait à porter une attention particulière au développement de l’enfant et aux différents stades qui le caractérise.

En effet, avant 5 ans, notre cerveau est très malléable et on apprend deux fois plus rapidement. Jusqu’au début de l’âge adulte, le cerveau poursuit son développement au niveau des habiletés plus sophistiquées (parties de cerveau situées dans le cortex préfontal, responsables du contrôle des émotions, de l’impulsivité et de la prise de décisions rationnelles).

ainsi, SI NOTRE ENFANCE NE COMPORTE PAS D’EXPÉRIENCES VARIÉES, STIMULANTES ET ENRICHISSANTES, NOUS NOUS EXPOSONS À DE GRAVES PROBLÈMES DE SANTÉ MENTALE

C’est aussi à cette période de notre vie que plusieurs mécanismes psychiques se mettent en place.


Les mécanismes de défense

Autrement dit, si nos besoins de base n’ont pas été satisfaits adéquatement à l’enfance et à l’adolescence (Pyramide des besoins de Maslow), nous développons des mécanismes de défense tels que le refoulement, la fuite, la projection, la sublimation, le régression, le déni… pour « protéger notre égo ».

Ces protections, nous les utilisons souvent inconsciemment et elles nous aident à nous adapter à plusieurs situations, mais elles représentent un signal, une alarme !

SOS… _…SOS…_…SOS…_…SOS…_…SOS

Les mécanismes de défenses peuvent avoir des effets positifs, car ils nous aident à surmonter les épreuves et les conflits lorsqu’ils surviennent.

mais, leur effet est de courte durée…

Leur recours constant, forcé et abusif pour occulter une réalité que l’on n’accepte pas au quotidien peut avoir des effets pervers et imprévisibles; il affecte considérablement notre santé mentale.

C’est une lutte épuisante et artificielle qui nous coupe de notre naturel, notre essence.


Témoigner par l’exemple

Étant l’aînée d’une famille de trois enfants, on a toujours exigé de moi le meilleur. La réussite sociale, personnelle et professionnelle étaient au centre des préoccupations de mes parents. J’ai donc développé très tôt le sentiment de devoir plaire pour être aimée, avec tout ce que cela comporte : de bonnes études, un bon emploi, une apparence physique impeccable, une grande implication sociale, fonder une famille, avoir de saines habitudes de vie… J’avais l’impression que si je ne me démarquais pas, je ne serais pas à la hauteur de leurs attentes, de leurs rêves. Parfois, ils m’encourageaient, souvent ils me critiquaient. J’ai donc développé un instinct de survie incomparable pour combattre le sentiment de culpabilité que je ressentais constamment. J’ai surfé sur la vague de plusieurs mécanismes de défenses pour tenter d’affronter des épreuves, de régler des conflits, mais je ne faisais qu’empirer mon état. J’ai souffert de dépression à quelques reprises. Je m’épuisais à combattre. J’en perdais mes priorités et mon estime, jusqu’au jour où j’ai décidé de prendre soin de moi !


Prendre soin de soi : comment y parvenir ?

Le mouvement de la santé mentale du Québec suggère 7 astuces pour se recharger et être bien dans sa tête. Sur leur site internet, on vous propose, entre autres, des ressources d’aide et des webinaires.

Prendre conscience de son état mental et accepter qu’il en soit ainsi est le premier et le plus grand pas à faire dans la direction de la guérison.

Le deuxième pas, c’est la consultation!

Aujourd’hui, j’ai compris et accepté que mes parents m’avaient donné le meilleur d’eux-mêmes. Ils souhaitaient ce qu’il y avait de mieux pour moi. J’ai appris à m’accepter avec mes limites et mes forces. Je fais maintenant des choix que j’assume en fonction de mes besoins et ceux de ma famille, sans attendre quoi que ce soit de la vie et des autres. Ce que j’ai vécu de moins agréable, j’accepte de le recycler en expérience plus agréable avec l’aide de spécialistes en la matière. Je consulte en psychologie chaque fois que j’en ressens le besoin ou lorsque je vis une épreuve qui me ramène à l’utilisation de mes mécanismes de défenses. Je n’hésite pas à demander l’aide de mon médecin et à prendre une médication au besoin. Je témoigne également de mon expérience pour sensibiliser le plus de gens possible au fait que la santé mentale, c’est l’affaire de tous !

En terminant, je vous encourage fortement à causer pour la cause.

toute la journée, utilisez abondamment le hashtag #BellCause et témoignez à votre tour de vos expériences de vie !

PARTAGER
Article précédentAu revoir, ma chérie…
Prochain article#hairofthedayLJ – Les 10 plus beaux looks capillaires de janvier
Caroline Pelletier
Blogueuse curieuse adorant partager ses expériences, ses découvertes et ses conseils sur la vie en général. Passionnée de l’être humain, j'observe et analyse son comportement pour mieux évoluer. Conjointe, amie et mère dévouée de deux superbes jeunes femmes, je profite de chaque moment avec un positivisme et une fougue hors du commun car, les épreuves de la vie m'ont démontré que cette dernière était trépidante, mais aussi très fragile!