Mon journal de bord de quarantaine – ce que je retiens de la crise!

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La pandémie de COVID-19 est du jamais vu pour chacun d’entre nous. Chaque histoire est différente et il ne faut pas oublier que les travailleurs essentiels en ont vu de toutes les couleurs.

Je souhaitais donc vous faire part de ma vision de la crise et de ce que je retiens comme message

Au début de cette année, j’ai commencée un DEP tout en travaillant à temps partiel dans une librairie. J’étais assez occupée et je n’avais pas de temps pour voir mes proches ou pour sortir.

La semaine du 9 mars, on a annoncé l’arrêt des cours jusqu’à nouvel ordre. Et peu de temps après, j’ai arrêté de travailler.

Plus d’école ni de travail : quoi faire ?

faire

Je ne vous mentirai pas, au début, j’ai pris un peu de temps pour moi. Mais ça n’a pas été long que j’ai commencé à me sentir coupable. J’avais l’impression de gaspiller ce temps donné, donc j’ai commencé à plancher sur mes projets personnels pour mon portfolio.


Une bonne intention

Mais peu importe ce que je faisais, j’étais anxieuse, parce que j’avais peur d’être en retard. La perfectionniste en moi avait l’impression d’échouer… mais échouer quoi? Je n’avais plus d’école, donc c’est moi-même qui m’imposais des objectifs irréels.

inatteignables

Pour celles qui se reconnaissent dans ce texte, sachez qu’il n’y a pas vraiment de façon de se mettre moins de pressions sur les épaules. Il faut tout simplement apprendre à lâcher prise, doucement, et on finit par s’habituer.

J’ai commencé par faire un plan pour mes projets d’école, de peintures et de lectures que je désirais faire. Ainsi, quand je n’étais plus capable de travailler efficacement, je changeais de projets.

L’important est de s’écouter et de répondre à nos besoins lorsque la pression est trop haute


Retour à la normale

Le retour à la normale me faisait peur, puisque je craignais de perdre le contrôle de ma nouvelle routine et d’être trop occupée.

Le 25 mai était la journée où tout allait recommencer… pour de vrai! Il s’agissait de ma première journée de cours en ligne et mon patron m’a appelé pour que je reprenne mon poste au travail. J’étais donc anxieuse à l’idée de recommencer à avoir une routine et je n’avais pas choisie, que les choses deviennent hors de contrôle.

controle

Même si mes cours se font désormais à distance, j’ai dû aller à l’école pour faire des examens. J’étais inquiète, puisque je ne savais pas si les mesures prises allaient être assez sécuritaires.

Les portes de l’école étaient ouvertes dès sept heures et, à l’entrée, se trouvait une table avec une bouteille de désinfectant à mains.

Par la suite, à certains endroits dans les corridors se trouvaient ces pastilles de distanciation qui nous rappelaient de garder nos distances avec les autres, et nous n’avions pas accès à la cafétéria.

distances

Pour notre examen, notre enseignant a séparé le groupe en deux et nous avons été convoqués deux journées différentes. Puisque nous n’avons pas de bureau et que nos places sont proches les uns des autres, cela nous permettait d’avoir un espace libre entre nous.

Je n’ai pas vraiment croisé d’étudiants des autres classes dans l’école, donc mon retour s’est bien passé et ça m’a énormément rassuré

J’ai agréablement été surprise des changements qui ont eu lieu à mon travail.

Lorsque je suis arrivée, les meubles de la librairie avaient été déplacés afin de ne pas laisser place au bouquinage. De cette façon, la propagation du virus sur les livres serait moins probable.

Ils ont aussi installé des plexiglas aux caisses.

Bref, Le retour au travail a aussi été un succès!


Mes défis personnels

Le plus difficile pour moi, lors de ces derniers mois, a été la pression que je me suis mise, mais aussi le traitement de la nouvelle qu’en ont fait les médias.

Au début, je restais informée de chaque nouveauté concernant la pandémie. J’étais chez moi, donc j’avais le temps de regarder les nouvelles et la page Facebook de TVA Nouvelles. Ils parlaient souvent de rouvrir les écoles et ça me stressait à un point si intense que je ne pouvais pas passer une belle journée.

J’ai réalisé que de me tenir trop informée me faisait plus de mal que de bien, donc j’ai arrêté d’aller sur Facebook.

Pendant deux mois, notre vie a pris une tournure inhabituelle afin de s’adapter à cette situation nouvelle. Et au final, je retiens que…

Malgré la distance, l’amour portée à nos proches est ce qui nous a permis de rester unis!

pere