Ma pire date à vie

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On a tous vécu une (ou plusieurs!) date désastreuse. Une histoire qui, juste à y penser, nous horripile ou nous fait éclater de rire… c’est selon!

Bref, aujourd’hui, j’ai décidé de vous raconter ma pire date à vie, dans le but d’encourager ceux et celles qui pensent être seuls au fond du gouffre. Et j’ai même une petite surprise pour vous à la toute fin, soit un petit guide de survie pour éviter les faux pas lors de votre première date.

Commençons au tout début : je naviguais donc sur le site de rencontres en ligne Plenty Of Fish et je suis tombé sur un profil intéressant. Le garçon est architecte et sa photo montre un homme au teint foncé, au regard pétillant et au sourire charmeur. Je tente donc ma chance et lui envoie un message.

Il me répond sur-le-champ, me disant qu’il est en voyage d’affaires à l’extérieur de Montréal, mais qu’il revient le lendemain et qu’il aimerait qu’on se rencontre immédiatement, parce qu’il n’aime pas les relations virtuelles qui s’éternisent.

Comme il n’avait qu’une seule photo sur son profil, je lui en demande donc une autre, mais comme il est en déplacement, il me répond qu’il n’en a pas en sa possession. Étrange! J’accepte tout de même l’offre (innocente que je suis!) et lui donne rendez-vous le lendemain, pour un verre. Remarquez bien que j’ai écrit « un verre », car je lui avais bien précisé que je ne voulais pas de souper pour notre première rencontre. Selon moi, c’est la pire chose à faire pour une première date, car si l’autre ne te plait pas, c’est long longtemps!

L’arrivée…
J’arrive donc à notre point de rencontre, 5 minutes en retard (c’est toujours gagnant d’être « fashionably late » à une date… mais pas plus de 10/15 minutes par contre!), et je le vois, assis au bar. Je n’ai même pas besoin de m’approcher pour comprendre que l’homme sur la photo a pris au moins 30 livres depuis et paraît 5 à 10 ans plus vieux.

En une fraction de seconde, je me dis : « vire de bord et fuis, vite! », mais au même moment, il m’aperçoit du coin de l’œil et me fait de grands signes de la main pour attirer mon attention. Fuuuuuuuuuuuuuuuu… dge!

Je m’approche, me présente gentiment, m’assois et commande un verre de vin, puisqu’il avait déjà le sien à moitié entamé devant lui. On commence le small talk et 2 minutes plus tard, la serveuse apporte des ustensiles pour monsieur et me demande si j’en veux aussi et si j’ai besoin d’un menu. Monsieur avait commandé un steak avant mon arrivée!!!!! WHAT? Et le comble, quand son assiette arrive, il veut me faire goûter à son repas en me tendant sa fourchette comme une maman qui nourrit son bambin!! #FML

Je suis furieuse! Je dois trouver un moyen de m’éclipser…

Les questions malaisantes…

Entre deux bouchées, il me demande quelle est ma collection… MA COLLECTION?!?! Comme si tout le monde avait des collections, dans la vie! « Je n’en ai pas, désolé. Et toi? » Beaucoup trop excité, Monsieur sort son téléphone et commence à me faire défiler sa collection de cravates. Oui oui, il avait des photos pour pratiquement chacune d’entre elles… et classées par couleur en plus, mesdames-messieurs!

Il m’avoue ensuite qu’il a une deuxième collection : les parfums. Monsieur possède des centaines de bouteilles de parfum, dont certaines n’ont jamais été ouvertes, et ce, autant pour les hommes que pour les femmes. #CREEPY

Bon, je dois VRAIMENT trouver un moyen de m’éclipser…

Mais ce n’est pas tout, quelques minutes plus tard, il me demande si je suis intéressée à louer un chalet pour un weekend, prochainement, car selon lui, la meilleure façon de connaître une personne est de passer 48h consécutives avec elle. « Comme ça, tu peux la découvrir dans son quotidien », disait-il. Ça fait environ 1h30 qu’on se connaît et tu me proposes déjà d’aller passer un weekend avec toi dans un chalet, dans le bois, à l’abri des regards?

Là, j’ai peur. Je dois ABSOLUMENT m’en aller…

Je termine donc ma coupe de vin en vitesse et lui annonce que je dois rentrer. Eh bien, croyez-le ou non, il voyageait lui aussi en métro et habitait à une station de la mienne! Non, mais quand ça va mal, ça va mal!

La finale…

Sur le chemin du retour, il me pose finalement la pire question de la terre : « Pis, tu n’es pas trop déçue? » OUI JE SUIS DÉÇUE, MAIS JE NE VAIS QUAND MÊME PAS TE LE DIRE EN PLEINE FACE, TSÉ! J’ai donc baragouiné d’un ton hésitant « non non… », sachant très bien que j’allais lui écrire le lendemain matin pour lui préciser avoir passé une belle soirée, mais qu’il n’y aurait pas de suite, car je ne voyais aucun potentiel amoureux (la meilleure formule qui existe sur terre, selon moi). Je le laisse donc sur l’impression d’une « belle » soirée, mais sans plus.

Le lendemain matin, je lui écris donc le message que j’avais composé dans ma tête avant de me coucher et en guise de réponse, je reçois une pluie d’insultes, littéralement.

Monsieur me traite de tous les noms pour avoir feint un certain l’intérêt et l’avoir laissé entrevoir un beau futur pour nous deux. Bref, en une soirée, je lui ai supposément brisé le cœur! Il termine en disant que ça paraît que je suis journaliste, parce que je suis une grande parleuse, mais qu’en fait, je « talk shit! » Wooooooooooo!

Bref, je n’ai pas répliqué à ça, j’ai tout supprimé ce qui le concerne et je suis restée un peu traumatisée de cette expérience… malsaine. Mais après quelques semaines, je me suis risqué de nouveau et j’ai fait la rencontre de mon amoureux des trois dernières années. Awwwwwww…

La loi 45/24

Bon, pour éviter que cette histoire ne vous arrive, voici quelques trucs de la match-maker la plus populaire au Québec, Danièle Parent. Spécialiste des relations hommes/femmes, cette dernière a établi une règle pour ses clients qui rencontrent un amoureux potentiel pour la première fois : la loi 45/24.

1- La première date ne doit pas durer plus de 45 minutes (mais il est important d’aviser l’autre avant d’arriver sur place)

2- On doit rappeler (aka : prendre le téléphone et non texter) l’autre dans les 24h suivant le premier rendez-vous, pour signifier notre désir de poursuivre ou non la relation

Et avant même le premier rendez-vous, Mme Parent conseille toujours à ses clients d’avoir au moins une conversation via Skype.

« Avec Skype, on est capable de détecter si l’autre a 30 livres de plus que sur ses photos ou s’il a menti sur son âge, par exemple. On est capable de détecter le non verbal aussi. Si cette rencontre virtuelle nous laisse une bonne impression, la prochaine étape sera donc une rencontre en personne, mais le test Skype est un must, selon moi », explique-t-elle.

Alors voilà, la prévention est de mise dans le monde de la date. Ainsi, demandez toujours des « preuves » avant de vous déplacer, vous économiserez beaucoup de temps… et d’argent!

Sur ce, bonne chance!