J’ai décidé de partir… quand je me suis enfin retrouvé

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Je me suis perdue en chemin. Sur le parcours de ma vie, j’ai fini par m’égarer. Par m’oublier. Je vivais, mais je n’existais pas. Mes rêves étaient effacés. Oubliés. Perdus eux aussi.

C’était en décembre 2013. Cette fois où j’ai ouvert les yeux. Où je me suis dit que je ne devais plus vivre, mais exister. Pour moi, non plus pour quelqu’un d’autre. Parce que ma vie, j’ai décidé de ce que je voulais vraiment en faire.

Des coups, j’ai dû m’en donner pour comprendre. Comprendre l’âme de ce que ma vie voulait être. Elle n’a rien d’extraordinaire, d’extravagante, de magique, mais elle a le mérite d’être authentique.

Parce que c’est venu me frapper en plein visage. Si fort que j’en ai eu le vertige. Un vertige vertigineux qui donne la chair de poule. Qui secoue tellement fort. Et j’ai marché, couru. Des kilomètres. Et j’ai fini par rattraper celle que j’avais été et celle que je voulais être.

Et je me suis remise à sourire

partir-photo1Un vrai sourire. Un sourire «d’heureusité», d’un profond et pur bonheur.

Et je me suis remise à être libre. Libre de tout.

Et lui il est arrivé dans ma vie, à grand coup de je suis merveilleux et authentique !

En juillet 2014. Alors que je m’étais donné un an MINIMUM pour ce genre de chose. Parce qu’on dit que c’est quand on ne cherche pas qu’on trouve…

Alors que je m’étais dit que pour aimer à nouveau quelqu’un d’autre, je devais m’aimer avant. J’avais parcouru un chemin pas si mal. Mais pas assez à mon goût. Parce que je savais que si je ne m’aimais pas, je ne l’aimerais jamais. Jamais à la hauteur de ce qu’il a droit.

Et puis bon, j’ai flanché. Parce qu’il dansait comme personne, parce qu’il avait ce regard franc et direct, parce qu’il était lui. Tout simplement!

Et le voyage, lui, est venu me récupérer après. J’ai décidé de voyager pour m’aimer, me [re]découvrir, ressentir, sentir. Pour apprendre, enseigner, sourire, pleurer de rire.

C’est là que j’ai décidé d’aller à la rencontre de l’Argentine. Et lui, il était avec moi. Et c’est durant ce merveilleux voyage que je me suis complètement retrouvée.

Comme quoi il faut vraiment se perdre pour se redécouvrir

Un an plus tard, on partait voir son petit bout de pays. La France. C’est loin, mais Dieu que c’est beau! Et c’est là qu’elle m’a conquise. Conquise pas ses paysages, par sa bouffe, par ses gens du sud-ouest, par son soleil chaud, par ses montagnes interminables et ses plages longues à ne plus voir la fin.

Et lui je l’ai tout simplement davantage aimé. Aimé quand j’ai connu sa famille. Quand j’ai appris et ressenti de ses amis. Quand j’ai mangé comme je n’avais mangé !

Trois mois plus tard, on prenait la décision de partir pour un an en France. Je prenais la décision de quitter mon travail, ma famille, mes amis pour un an.

Et ca n’a pas été facile. J’en ai pleuré un coup. Parce que je les aime du plus profond de mon être, du plus profond de mon cœur.

10259819_10155369555010128_3842096125577080303_nDe penser que je ne verrais pas mes parents, mes neveux, ma sœur, mes amis pendant un an. Pas fa-ci-le !

Mais je m’étais promis une chose. De faire les choses pour moi. De cesser de toujours penser aux autres, à leur réaction. Et ce que je voulais profondément, c’était de partir. De tout lâcher ici. C’est devenu un besoin. L’aventure m’a appelé. LUI m’a convaincu, moi je me suis dit: pourquoi pas?! T’es jeune, pas d’enfant, tout devant toi.

Pourquoi j’ai décidé de partir en France…

Parce que je pense maintenant à moi. Certain diront que c’est égoïste, mais je m’en fout.

Parce que j’ai besoin de vivre une aventure où je cesserai de contrôler sans cesse les choses. Certains me diront que j’ai perdue la tête, mais je m’en fout.

Parce que j’ai envie de vivre, de voir, de regarder ce que Jonathan regarde depuis sa tendre enfance. J’ai envie de le connaître encore plus, de le sentir encore plus. Envie de voir sa vie en France, de la comprendre. Envie de quitter notre Québec pour quelque temps. Tout simplement.

Parce que c’est moi : vouloir partir.

Et maintenant. Maintenant je souris à ce projet. Un projet angoissant, affolant, paniquant. Et en même temps, c’est candidement merveilleux, magique, excitant…