L’amour à l’envers, ça existe

J’ai le don d’une « oreille de voyeurs ». Vous savez quand on entend des conversations privées malgré nous… Il faut dire que dans les terrasses, on côtoie pas mal la table du voisin, tellement on est collés.

Quand ça arrive, d’habitude, je zappe pour continuer mes affaires.

Mais là, c’était trop.

J’ai entendu une déclaration d’amour/non-amour. Weird. Un gars a dit à sa blonde :

je n’aime pas ta mentalité ni ta logique

Ça ma fessée. (Autant dire que la fille au complet lui déplaît!) Mais non, il rajoute :

Je t’aime. C’est pour ça que je te parle.

Là, j’étais bouche bée – et sûrement moins subtile pour les écouter…


Trouver la porte de sortie

Photo Sami Mititelu, Unsplash

La fille, elle a pleuré. Le gars, lui, il s’est fâché qu’elle pleure quand il se décide à lui parler. Un vrai couple. Moi, j’avais plus rapport à ma table à côté d’eux.

Je me suis levée pour partir et puis, j’ai donné un mouchoir à la fille. J’ai juste pu lui dire une connerie pour l’encourager :

c’est juste du café sur le mouchoir, mais propre quand même.

Sérieux, il puait le café le mouchoir. Mais elle l’a pris pareil. Pourquoi? Peut-être qu’elle n’avait plus la force de s’opposer. Je ne sais pas. Mais en tout cas, quand on a mal, ça fait du bien parfois de se savoir entouré… même d’inconnus.


C’est commun l’amour, mais c’est compliqué

S’aimer un jour, ça va. Mais s’aimer longtemps, c’est une question de fit, d’endurance, etc. Ça se complique. C’est là que j’ai lu sur l’amour (je ne pouvais pas m’empêcher de penser à eux : amoureux malgré tout). Fallait que je comprenne. Parce que moi aussi j’ai aimé/pleuré, comme tout le monde.

Bref, il y a quatre phases à la rupture amoureuse :

  1. Le choc et l’engourdissement (C’est pas vrai… C’t’une joke?!)
  2. La dénégation et le retrait (Il va revenir…)
  3. La reconnaissance et la douleur (Ça devrait aller mieux… I guess)
  4. L’adaptation et le renouvellement (Ça va maintenant. What’s next?)

Darwin avait raison : il faut s’adapter

Photo Ryan McGuire, Unsplash

L’objectif, c’est de s’adapter et se renouveler pour pouvoir combler notre besoin d’aimer et d’être aimé. C’est une question de survie. Faut pas se décourager.

Et puis ça fait du bien de se laisser pleurer. Ça fait voir des
arcs-en-ciel.

Mais l’adaptation, c’est souvent long y arriver.

C’est un peu comme caresser son chat et qu’il décide soudain de faire un 180 degrés. Le temps qu’on s’en rende compte, on a eu le temps de flatter son cul en pensant que c’était son museau humide.

C’est comme ça, accepter sa déception amoureuse : il faut se relever pour se laver les mains, question de ne pas trop s’écoeurer soi-même et…

risquer de s’en (re)mettre dans la face