Le doute. L’attente. Ne pas savoir. C’est rough.

Il y a forcément des moments dans la vie où on doute de nous et où on se remet en question. C’est normal, je pense. J’espère. Mais, il y a d’autres moments où on sent qu’on est sur le edge de quelque chose, qu’on est sur le point de basculer, et où les questions telles que « qu’est-ce que je vais faire? », « qu’est-ce que je veux vraiment? », « suis-je encore heureuse? » tournent en boucle dans notre tête.

Et on n’y trouve pas de réponses.

C’est ça qui est difficile. Ne pas être capable de prendre une décision, de choisir. De peur de se tromper, de peur de faire le mauvais choix. La peur. Elle paralyse et rend chaque respiration plus ardue que la précédente.

Photo Klara Kulikova, Unsplash

Je sais qu’il faut être capable de remettre les choses en perspective. De s’arrêter et de se dire que rien n’est insurmontable. Qu’on va passer au travers. À certaines minutes de la journée, j’y arrive. À d’autres, moins… Et ça aussi c’est normal. J’espère.

Quand ça tourne carré dans plus d’une sphères de ta vie, ça se peut que tu aies l’impression que ça fasse beaucoup à gérer en même temps : « est-ce que mon travail me convient encore? », « est-ce que je m’épanouie encore dans ma relation amoureuse? », « j’ai certains projets en tête, mais vais-je les réaliser? ». On aspire à quelque chose, mais on hésite à laisser ce qu’on a déjà, ce qu’on connaît. Parce que si on se trompe, on ne pourra jamais récupérer ce qu’on a perdu.

Je le sais, je me suis déjà trompée dans le passé. Je n’ai pas envie de recommencer.

D’un autre côté, ça pourrait être la meilleure décision de ta vie. Ça pourrait te permettre de vivre des choses que tu n’avais même pas envisagées. Qui n’étaient pas planifiées. Et qui pourraient être belles et douces.

J’ai envie de beau et de doux. Mais la peur est encore là…   

Rien n’arrive pour rien. Fais confiance à la vie. Faire des changement, ce n’est pas un recommencement, c’est la suite de quelque chose. Toutes ces phrases, je les connais. Je me les répète. Mais elles sont interrompues par les « oui, mais… », et par les « d’un coup que… ». Ce qui fait que je doute, je me questionne.

Parfois je pense avoir trouvé une réponse. Le lendemain, ça change. Mais, ça doit être comme ça que le cheminement se fait, j’imagine. J’espère.

Et c’est comme ça que je glisse, sans trop m’en rendre compte, vers un semblant de décision, un futur choix plus ou moins assumé, mais qui un jour deviendra une décision que j’ai prise dans mon passé. Une décision qui me mènera vers un présent futur qui, j’imagine, me permettra de dire « je pense que j’ai fait le bon choix ».

J’espère.