Le régime KETO : définitivement pas pour tout le monde!

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J’ai toujours eu une relation assez complexe avec mon corps. Depuis l’apparition de mes premières courbes, à l’âge de 16 ans (ma puberté était prise dans le trafic), je n’ai jamais accepté que mon corps change, au rythme des étapes de ma vie, de mes grossesses, des saisons (vivement le confort food d’automne), des amoureux (avouez que partager sa vie avec un sportif, ça fait pousser la motivation et les muscles) et des modes!

J’ai 42 ans. J’ai donc traversé l’échelle de courbe allant de la fine taille de Julie Masse jusqu’aux hanches immenses de Kim Kardashian, en passant par l’allure athlétique de Madonna.


Keto par-ci, Keto par-là!

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Parlant de mode! La mode des régimes plus attirants les uns que les autres : on peut s’y perdre comme un enfant hyperactif dans un parc d’attractions… pas de parent!

En ce moment, c’est le régime KETO, ou cétogène.

Je sais, ça fait longtemps que cette façon de s’alimenter existe, mais voyez-vous, quand je vois du KETO partout, tout d’un coup, dans mes magazines, à l’épicerie, dans mon fil d’actualité Facebook, dans mes stories Instagram… c’est que c’est maintenant à la « mode »!

Même mon père m’a parlé de ce régime en grignotant des oreilles de christ (du lard salé et gras comme ça ne se peut pas), en spécifiant « qu’on peut maigrir en mangeant du gras ». Pauvre papa… FAUX! On peut perdre du poids en diminuant les glucides, de toute provenance, non pas en se tapant une livre de bacon à chaque repas.

Curieuse de nature, j’ai lu. Et relu. Et là, avec un 5-10 livres en trop (à mon goût!), j’ai eu la brillante idée, un jeudi soir en tombant sur la story d’une yogini sexy, d’essayer ce KETO de régime!

J’ai donc fait ma liste d’épicerie en conséquence, avec la motivation d’un olympien en finale, et J’ai décidé de vous partager mon expérience…


Mon journal de bord… par-dessus bord!

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Jour 1: Je déjeune avec un œuf et du fromage. Pas de fruit! Je ne termine pas mon assiette, j’ai l’appétit triste. Je mangerais bien une orange… ou un yogourt aux framboises!

Mon café: C’est dans le stationnement d’une chaîne de café bien connue que je cherche sur leur menu en ligne, le type de café, de lait et le format contenant le moins de glucides. Après 10 minutes, j’abandonne, je vais prendre un thé!

Le dîner: Des noix, du poulet, et du fromage… J’ai déjà des ballonnements: il est midi!

14h: Je tremble, j’ai chaud, j’arracherais la peinture de sur les murs… je dois prendre une collation… encore des noix et un peu de céleri. C’est la première journée, la plus difficile, mais je ne lâcherai pas!

14h05: J’ai envie de divorcer et de vendre mes enfants… il est temps que je remette mon régime en question, et non ma vie! Mais attendons au souper, j’ai de l’orgueil quand même.

Le souper: (Il est 16h30, ce soir, on soupe de bonne heure) légumes verts et viande blanche au menu. Je n’ai aucune créativité culinaire.

En soirée: J’ouvre le frigo 20 fois… en soupirant! Je vais me coucher tôt, j’ai l’énergie d’une mouche qui dégèle. Il est 20h45!

Jour 2: … (Bruit de criquet)

À ce rythme, je vais maigrir assurément… mais je vais aussi perdre le plaisir de manger!


Opter pour l’équilibre!

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Et c’est là que j’ai compris : j’aime trop la vie pour me faire violence ainsi! J’aime trop les glucides (les bons)… j’aime les fruits (bio)… le pain (sans gluten)… et les sucres naturels pour me priver de la sorte.

Après tout, on a juste une vie à vivre… et les fraises de l’Île d’Orléans, sur un bon pain de ménage du Pain dans les Voiles, mangé avec le sirop d’érable de l’érablière de mon oncle me rappelleront de meilleurs souvenirs que mes 5 livres perdus à coup de KETO!

Je respecte énormément ceux qui arrivent à suivre ces régimes et à garder leur bonne humeur et leur sang-froid, mais je me respecte trop pour que la relation ambiguë avec mon corps contamine ma relation avec la nourriture.

L’équilibre… tout est dans l’équilibre!

En fait, je vais garder les grands principes de ce régime. Je vais être plus attentive à l’excès de glucide et comme tout le reste, je garderai de ce régime ce qu’il y a de bon.

Comme d’une ancienne relation… que les bons souvenirs!


Bon, allez hop, je vais m’acheter des souliers de course tellement dispendieux que je me sentirai coupable de ne pas les utiliser…

Moi et mes amis glucides, on va se remettre à la course!