Osheaga – Les meilleurs (et les pires) moments de 2016

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Le lundi matin post-Osheaga est un moment pénible à passer pour 135 000 festivaliers. Alors que certains passent tout droit (maudit cadran !), d’autres renversent leur café sur leur clavier ou oublient leur téléphone à la maison.

#DAMN

Pour ma part, je travaille de la maison, donc je n’ai pas eu de grandes complications, outre le fait que mon cerveau est resté sur le neutre.

osheaga-fontaine filleC’est facile à comprendre : pendant trois jours, c’est un peu comme si tu te téléportais sur une autre planète.

Un peu comme si tu vivais dans un monde parallèle où la musique est ta religion, où il n’y a pas de lendemain…

Mais quand la réalité te rattrape: Ça fait mal !

Un bon moyen de faire durer le plaisir est tout simplement d’en parler… et d’en re-parler. Alors me voici, en ce lundi matin gris (pas littéralement, mais dans ma tête), à vous faire un compte-rendu des meilleurs (et des pires) moments de mon weekend osheagien.


Mes 3 découvertes

  • Passenger : je connaissais sa musique, évidemment, mais j’avais des doutes quant à sa performance dans un aussi gros festival extérieur. Mais Michael David Rosenberg (de son vrai nom) a surpassé toutes mes attentes avec son charisme, sa reconnaissance envers le public et sa voix mystérieuse.
  • Leon Bridges : un gros « WOW » à son énergie débordante, sa vibe des années 70 et son soul dans la voix. Je suis conquise !
  • Grimes : quel show dynamique, quelle voix unique, quel personnage attachant et quelle musique parfaite pour faire lever la foule !

Mes 2 plus grandes surprises

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  • Lana Del Rey : je l’avais dit dans mon article pré-Osheaga, je ne m’attendais pas à être impressionnée par Lana, mais ma curiosité m’a amenée à lui donner une « chance »… que je suis loin d’avoir regrettée ! Sérieusement, elle est impressionnante. Sa voix est juste, du début à la fin, et même si elle n’a pas une présence scénique hors pair, son charisme se charge de nous garder en haleine. En plus, avec les feux d’artifice en arrière-plan, c’était féérique !
  • Cœur de Pirate : j’ai vu Cœur de Pirate en spectacle à plusieurs reprises dans le passé, mais… jamais comme samedi dernier! Les dernières fois, la chanteuse était plutôt du type à chanter pour son piano, sans grandes interactions avec son public, autre que pour le remercier entre chaque chanson. À Osheaga, c’est plutôt une Béatrice Martin émancipée, extravertie et pleine d’énergie (elle sait danser, la petite !) qui s’est présentée sur scène. C’était… rafraîchissant ! Est-ce sa récente séparation qui lui fait cet effet ou sa nouvelle flamme ? Qui sait !

Mes 3 moments forts

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  • Half Moon Run : bon, je dois avouer que je suis vendue d’avance. Oui, j’aime HMR d’amour et chaque fois que je les vois en show, ils sont toujours aussi bons et généreux. Bref, j’ai chanté, j’ai dansé et j’ai souri… beaucoup !
  • Cypress Hill : oh que je suis retournée à mon adolescence, l’instant d’un spectacle ! Sérieusement, les gars de Cypress n’ont pas vieilli : ils sont toujours aussi énergiques, entraînants et charismatiques. J’ai eu le sourire fendu jusqu’aux oreilles du début à la fin et j’ai chanté à m’époumoner comme je le faisais à l’époque, quand j’écoutais mes cassettes (!!!) de Cypress Hill. #insaneinthemembrane
  • M83 : j’ai découvert M83 l’an dernier avec Apple Music, mais mes connaissances se limitaient à quelques chansons seulement. À Osheaga, j’ai découvert un groupe de musique électronique français qui a tout à offrir. De vraies bêtes de scène. Impossible de rester assise lorsque M83 foule les planches : ça bouge, ça groove et on sent qu’ils s’amusent vraiment. Coup de cœur pour le guitariste/percussionniste : WOW !

Ma déception

  • Radiohead : au risque de me faire lapider, j’avoue ouvertement avoir été déçue par le show de Radiohead. Pas par la performance, car tout était « on point » (surtout la voix de Thom Yorke), mais plutôt par le drôle de set list. Je m’explique : je ne suis pas la plus grande fan d’avance. Je ne connais pas énormément de chansons, si ce n’est que les plus gros hits, dont Creep et Karma Police (mes deux prefs !). J’ai donc été surprise de constater que le set list n’était pas vraiment fait pour un festival (qui compte plusieurs « non-initiés » comme moi), mais plus pour un show « régulier », en salle, où les fans auraient payé spécifiquement pour voir ledit band. Bref, il s’agissait d’un show pour les initiés, selon moi. Ce matin, en regardant passé les dizaines de vidéos sur Facebook, j’avoue avoir regretté d’être partie après une heure, car tous les gros hits ont été joués à la fin, mais après 3 jours complets à courir aux quatre coins du parc Jean-Drapeau, je n’en pouvais juste plus… #jenaiplus20ans

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Au final, je dirais qu’il s’agit d’une autre belle réussite d’Evenko. Félicitations à toute l’équipe pour cette 11e édition si bien orchestrée!

Et on ne peut passer sous silence le magnifique « Village des Arts », où sont mises en vedette des installations uniques d’artistes canadiens. Selon moi, ces oeuvres bonifient grandement le site et apportent un côté grandiose à l’événement.

De plus, je lève mon chapeau aux nombreuses compagnies qui s’efforcent de faire des activations toutes plus originales les unes que les autres, pour attirer l’attention des festivaliers. Mention spéciale à Sonnet: une nouvelle compagnie d’assurance en ligne (on aime!), qui a placé d’énormes lunettes rose (#InstagramStyle) tout près de la Scène Verte, où les gens se massaient pour prendre des photos. Bien pensé!

Bref, merci Osheaga pour tous ces beaux moments teintés de bons sentiments. Aujourd’hui, j’ai la tête remplie de souvenirs et le coeur rempli de musique…

J’ai déjà hâte à l’an prochain !