Ne pas avoir d’enfants n’est pas toujours un choix

Photo : Jacob Sedlacek, Unsplash

Il était une fois, une petite fille qui habitait la campagne! Aînée d’une famille de 2 enfants, elle a été élevée par des parents amoureux, qui sont toujours ensemble aujourd’hui.

Elle n’aurait pu avoir de meilleur exemple de vie.

Ainsi, la jeune fille devenue jeune femme rencontra son premier vrai amour à 19 ans… Et je vous épargne les détails croustillants de ce conte de fées!

Bref, ma vie ressemble en partie à celle de beaucoup d’autres! On rencontre notre premier chum, on pense que c’est l’homme de notre vie, on veut se marier, avoir une maison et ensuite des enfants!

Dans mon cas, la cloche a sonné à 21 ans! Je croisais des femmes enceintes et les larmes ruisselaient sur mes joues.

J’aurais été prête, je le sais, mais lui, non.

Pour faire une histoire courte, on s’est acheté un chien et on a fini par se séparer pour plusieurs autres raisons.


Relation à distance

Mon autre relation était à distance. Pas toujours facile. À cette époque, j’avais mon entreprise qui roulait extrêmement bien. C’est comme si, dès le début de notre relation, il espérait que je déménage chez lui. Mais moi, j’espérais trouver un terrain d’entente pour habiter à mi-chemin entre les deux, afin de pouvoir continuer ma vie dans ma ville.

Plus le temps passait, plus il débutait ses projets sans moi (du genre acheter une maison!), en souhaitant au fond de lui que je me décide d’aller rejoindre. Il me disait :

On va faire 2 enfants, j’vais subvenir à tes besoins et on va t’ouvrir un salon de coiffure par ici!

Et là, j’ai figé. J’ai eu peur. Il me demandait de tout abandonner ici : mon salon (mon bébé!), mes clientes, ma famille, mes amies, ma vie.

Autonome et travaillant depuis l’âge de 16 ans, il n’était pas question pour moi de tout quitter! La pression était tellement forte de son côté, ça m’a remise COMPLÈTEMENT en question.

Je ne sais pas ce qui s’est passé dans mon cerveau, mais je me suis mise à « détester » les enfants. À un point tel que je n’en voulais plus du tout. Même qu’ils me tappaient pas mal tous sur les nerfs quand ils s’approchaient de moi.

C’est malheureux, je sais, mais c’était plus fort que moi. Il fallait que je me rende à l’évidence : j’étais malheureuse.

Alors, je l’ai quitté.

Je ne pouvais pas faire semblant d’être heureuse et avoir un enfant contre mon gré. Le faire pour lui ou pour mes parents. Je devais le faire pour moi!

Avoir un enfant, c’est beau quand ton couple est solide et quand les deux travaillent fort chacun de leur côté. Mais il faut se le dire : ce n’est pas toujours rose.

Je ne vis pas dans le passé. Je n’ai jamais regretté mes choix. Oui, parfois je me demande ce que ma vie serait si j’avais eu cet enfant. Mais sans plus…


La vie m’a apporté autre chose

Quand j’ai rencontré mon amoureux, j’aurais pu partir en courant quand j’ai « espionné » son profil Facebook et que j’ai vu ses deux adorables petites bettes sur ses photos. Mais, c’est comme si, à ce moment-là, ça ne m’avait pas dérangé. Surprenamment, j’étais intriguée.

Après avoir passé trois ans célibataire, par choix, POUF! Je suis tombée en amour d’un homme-papa.

Alors je me suis lancée tête première dans une relation pas toujours évidente, mais extraordinaire. Et aujourd’hui, je suis belle-mère. J’ai connu les enfants jeunes, à l’âge du début du cheminement scolaire! C’était facile, j’étais l’adulte, ils m’écoutaient et respectaient les règles.

Oui, j’assume que je suis sévère et mon chum, beaucoup moins. Mais c’est là que je crois que rien n’arrive pour rien et qu’on se complète à merveille là-dessus.

Ça, c’est quand il me donne raison… haha!

Maintenant, à l’aube de l’adolescence, leur caractère s’amplifie, ils s’expriment et ils essaient de nous faire comprendre ce qu’ils veulent… ou ne veulent pas. Ils ont une relation amour-haine un envers l’autre.

Et moi, j’essaie juste de jongler avec tout ça. Je fais de mon mieux pour leur enseigner ma vision de la vie, en respectant celle de leur papa et de leur maman aussi !

Ça, c’est bien important et je crois que je ne réussis pas si mal. Mais parfois, quand ma tête et mon coeur ont de la difficulté à gérer, je vous avoue que je vais m’isoler dans ma chambre pour écouter quelques épisodes de téléséries…

Car évidemment, je n’ai jamais le dernier mot, c’est ce que je trouve à la fois difficile, mais aussi soulageant dans certaines situations.


Comblée

Aujourd’hui, quand on me demande si je veux des enfants, je suis catégorique :

c’est non!

J’aurais voulu en avoir, je n’en voulais plus et maintenant, j’en ai deux qui sont comme les miens et je les aime énormément!

Je suis aussi marraine d’un petit bonhomme de deux ans et ça me comble de joie !

À tous les beaux-pères, à toutes les belles-mères, vous faites un travail exceptionnel et vous êtes très importants dans la vie de ces enfants.

HI FIVE!

Ça vous a plu? Allez lire le récit de Magalie sur son rôle de belle-maman : « Non, je ne suis pas celle qui t’a mise au monde, mais le lien qui nous unit est aussi précieux… le lien de la deuxième chance. »