Et si vous mourriez demain?

temps qui tue

Les journées passent vite. Le rythme de travail effréné nous tient en haleine. C’est comme ça, en 2016 : la technologie, l’instantanéité, la montagne de courriels, pis toute! Pendant que le temps file sans nous avertir, les signes de l’âge s’inscrivent sur notre visage.

On oublie de prendre soin de nous. Pas le temps d’aller voir le médecin! Après tout, la santé, ça ne paye pas ben ben. Entre 3 rencontres, une formation, le 5 km de course et les repas bio pas achetables, presque impossible de voir nos amis et notre famille. Ben trop compliqué. Je ne veux même pas penser à ceux qui ont des kids…

Pendant ce temps…

Un matin de semaine ordinaire. Je me lève, j’allume la télé. En mangeant mes céréales, y’a une bouchée qui passe de travers. Il y a (encore!) eu des attentats en Europe. Encore ? Me semble que je commençais juste à remettre Paris sur ma to-do list.

Une trentaine de morts.

Ouin… ça me frappe en pleine face. Je suis fâchée, triste, complètement découragée. Et je parle de la Belgique, mais il y en a chaque semaine au Moyen-Orient. Pis on n’en entend presque pas parler. Ouin… c’est pas trop sexy le Moyen-Orient pour les médias.

Je pense aux familles des victimes et la tristesse m’envahit.

Mais y faut que j’aille prendre l’autobus, je suis en retard!

Du haut de mes vingt-huit ans, y’a bien des choses que j’ignore. Mais s’il y a une chose que j’ai comprise, c’est qu’on doit prendre soin de ceux qu’on aime. Même si on est pressé, même si on n’a pas le temps. Il faut le prendre, le temps! Si on ne le prend pas, on risque de le regretter, pis ça, les regrets, t’en veux pas.

Les familles des gens tués en Belgique la semaine dernière ne s’y attendaient pas. Plusieurs n’étaient que de passage à l’aéroport (ou dans le métro), sur le chemin du retour à la maison. Leur vie a été volée par des lâches. Des lâches qui mènent une fausse guerre barbare et sans issue.

On ne pourra pas ramener
leur vie…

Par contre, ce que l’on peut faire, à travers la routine quotidienne, c’est de s’arrêter et de profiter de chaque moment. Pour leur rendre hommage et pour rendre la vie de ceux qu’on aime plus belle. Par respect pour les victimes des attentats, qui ont perdu leur vie sans avertissement, sans raison.

Toutes mes pensées sont avec les familles touchées par cette tragédie.



Juste après que cet article ait été écrit, des attentats ont eu lieu au Pakistan tuant plus de 70 personnes, majoritairement des femmes et des enfants.

S’en est suivi le tragique décès de Jean Lapierre et des membres de sa famille, qui a aussi endeuillé tout le Québec.