La fin avec toi / Le début avec moi

Artiste : Frédéric Forest

On l’a entendu assez souvent merci :

Pense à toi!

Apprends à t’aimer avant d’aimer quelqu’un d’autre!

Il faut être bien avec soi-même pour être bien avec l’autre!

J’ai toujours pensé – et cru dur comme fer – que c’était inutile de le dire, que ça allait de soi ! Que je l’avais toujours fait et que ça ne me concernait pas.

Faux!

Notre relation se brise et je réalise de plus en plus toute l’importance que je t’ai accordée. Pas que ce soit mal de t’avoir donné une mégagrosse place dans mon cœur, au contraire. Mais peut-être que j’aurais dû m’en donner une à moi aussi… bien avant de t’en donner une à toi.

J’ai cherché le grand amour, j’ai marché longtemps en me donnant pour destination finale « la parfaite relation à deux ». Une fois trouvée, je m’y suis investie beaucoup, parfois trop, parfois mal. Tout ça dans le but d’être heureuse et de partager mes p’tits bonheurs du quotidien avec quelqu’un. Mais au final…

J’ai oublié de partager mes p’tits bonheurs avec moi-même.


Ça va finir :  je vis une autre rupture

Encore des larmes bouillantes, encore des cernes d’insomnie, encore un trou à faire dans ma ceinture Urban Outfitters devenue trop grande, parce que j’ai encore maigri de stress. D’autres scénarios d’horreur dans ma tête du genre « qui sera celle qui va me remplacer auprès de toi ? », etc.

Je vis une autre rupture, mais pour la première fois, je ne me console pas en me disant que je vais finir par trouver « la bonne personne »…

Je me console en me disant que je vais ME retrouver.

Photo : Instagram @saintbelford

Ça va commencer : je vais vivre le grand amour avec moi-même

  • Me rappeler des rêves que j’avais, qui me semblaient trop grands… et les réaliser.
  • Écouter des séries d’époques médiévales, seule dans mon salon avec un pot de cornichons, sans personne pour me juger (lol).
  • Peinturer mes murs d’une couleur que j’aime et pas d’une couleur « neutre ».
  • M’acheter du vin d’épicerie et le boire en prenant un bain de mousse.

J’ai de la peine de te perdre. J’ai de la peine que tout soit fini. Et je vais avoir de la peine encore un bon moment, ça, c’est inévitable. Mais au fond, je le sais que c’est une fin qui annonce un début. MON début.

Car on est rendu là, faut croire, à 31 ans :

In a relashionship with ourselves, pis être bien… juste comme ça!