L’histoire d’une rencontre…

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C‘était un 7 juillet. Un 7 juillet d’été humide, chaud, ensoleillé comme jamais. Un 7 juillet comme on les aime. Un 7 juillet 2014 qui semblait tout à fait normal. Le 7 juillet d’une jeune diplômée en histoire, qui ne regarde plus que vers l’avant…

Un lundi de Festival d’été. Celui de Québec. Celui qui est à la fois merveilleux et dansant. Qui est fantasmagorique, musicalement parlant. Qui est ébouriffant, extravagant, étonnant.

Qui vous fait sourire, pleurer, rêver, aimer.

Le genre de journée qui passe et qu’on ne se souvient guère. Qui passe inaperçu, qui est toute petite. Une belle journée, mais sans plus. Métro, boulot, spectacles, dodo.

Elle a appelé. Elle a proposé. Elle a eu cette initiative. Celle que ça prenait.

Allez, rendons-nous au festival. Allons au Petit Impérial. Il y a un spectacle de Jazz qui semble excellent, extravagant. On pourrait même aller boire un verre avant et manger un peu. Pourquoi pas à la Korrigane?!

Pourquoi pas.


Parce qu’on fait notre propre chance…

Macarons épinglé, bracelet au poignet, trottant dans la rue. Festival d’été, nous (re)voilà!

Premier arrêt: La Korrigane.

Un, deux verres, une bonne bouffe, nous voilà au Petit Impérial, à se commander de nouveau à boire. Le spectacle est merveilleux, jouissif, mais il fini trop tôt.

Le Cercle attendait notre présence.

Croyant ne pas pouvoir y entrer la première fois, se retrouvant au Pub du Parvis, une nouvelle tentative a été perpétrée pour s’aventurer au Cercle et… VICTOIRE !

C’est à cet endroit précis que le destin se chargea de tout…

Qu’il donna cette chance, cette opportunité. Ayant un passé trop chargé en émotions, en instabilités, en insatisfactions, tout pouvait y être attendu. Tout sauf cela.

Parce qu’il n’y avait pas de recherche. Parce qu’il y avait encore des blessures à cicatriser. Parce que le coeur saignait encore une relation trop houleuse, remplis de mépris, de douleur, d’angoisse.


Et puis…

Une musique à faire envier le meilleur des musiciens, un monde fou, et lui, quelque part, était là!

Verre à la main, pieds et corps dansants (très mal!), elles avaient le sourire, elles criaient la musique, la ressentait, la vivait. Elles repoussaient quiconque voulait s’immiscer dans leur bulle, d’une main tremblotante, d’un coup de tresse. La soirée était belle. Une soirée comme elles les aimaient. L’air était humide, les gens heureux, rayonnant.

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Et lui, il a réussi à se faufiler, à s’introduire, à affaiblir leurs barrières.

Tresse allant jusqu’aux fesses, il l’a prise alors que je dansais. Sans gêne, impunément (!), librement. Basculant vers lui, retournant tout mon être vers cet inconnu, mes yeux se sont braqués sur lui avec une petite riquiqui pointe de détresse, un brin d’angoisse. Mais, je souriais de toutes mes dents.

Je l’ai regardé et on a dansé.

Une danse remplie de maladresse, de fou rire, d’étourderie, de faux pas, bousculant quiconque se présentant sur le chemin de notre valse ! Parce que je valsais, je me laissais porter par ses pas, bien maladroitement, bien malgré moi.


Suivre mon destin…

« Je rentre, tu viens? », me dit mon amie. Eh bien non.

J’ai pris la lourde décision de suivre mon destin, main dans la main. Il n’était pas trop engageant pour le moment.

Une réponse qui l’a étonnée, qui m’a sidérée.

Bien que je ne comprenais rien à ce qu’il me disait, que je croyais qu’il était Algérien, que je lui ai demandé ses cartes d’identité, n’étant pas convaincue de son âge réel, nous avons discuté, parlé, papoté, rigolé.

Il était Français. En voyage au Québec pour trois mois. Plus d’attache en France, mise à part ses merveilleux amis et sa charmante famille.

Ne voulant pas lui donner mon numéro de téléphone, je lui ai balancé:

Tu veux venir en Argentine avec moi en septembre?

Il a dit oui.

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Je lui ai donné mon numéro…

S’écrivant chaque jour, presque chaque heure, nous avons tenté de faire connaissance.

Comme le hasard ne fait pas assez bien les choses, nous nous sommes retrouvé au Sea Shack, 2 semaines plus tard. Une fin de semaine que je n’oublierai jamais. Remplis de couché de soleil, de fou rire, d’amusement, de sérénité, d’alcool (on ne se la cachera pas!), de joie de vivre. Quand je l’ai vu, feignant en fait de l’avoir vu, j’ai senti ce petit pincement au coeur, cet excitation qui nous chavire.

2 mois plus tard, nous partions en Argentine.

Le début d’un voyage merveilleux, exaltant, séduisant, touchant, fortifiant. Un voyage dans lequel j’ai connu un homme merveilleux, attentionné, fantastique, souriant, qui me fait pleurer de rire. Un homme qui est à la fois hyperactif, mais qui sait si bien m’apaiser.

Un voyage qui dure maintenant depuis 2 ans et demie.

Un voyage qui l’a mené au Québec, puis qui m’a mené ici… en France.