Devenir maman : l’épreuve la plus difficile de toute ma vie!

Loin de moi l’idée de me plaindre, car je me compte plus que chanceuse d’avoir fabriqué un petit humain en santé et mignon comme tout!

Mais j’aurais aimé savoir à quel point c’est challengeant d’être maman…

En fait, je crois que plusieurs femmes ont essayé de me prévenir, mais je me croyais au-dessus de tout ça, parce que j’étais probablement la fille la plus prête au monde à avoir des enfants.

Mais, My God que je ne m’attendais pas à ça!

Je pense que c’était écrit dans le ciel que j’allais devenir mère. J’ai toujours eu la fibre maternelle et je me suis pratiqué en masse avec mon frère – qui a deux ans et demi de moins que moi – et avec les nombreux enfants que j’ai gardés, de l’âge de 11 à 16 ans. Ensuite, mes amies se sont mises à avoir des bébés et mon frère en a eu deux, donc ce n’était pas la pratique qui manquait dans mon cas.

Bref, un bébé qui pleure, c’était loin de me faire peur! Et j’avais changé une centaine de couches dans ma vie, alors je savais à quoi m’attendre.

Mais ce à quoi je n’étais pas préparée, c’est le manque de sommeil et l’inquiétude.

Quand on deal avec l’enfant d’un autre, à la fin de la journée, on le redonne à ses parents et on n’a pas à gérer les VRAIS problèmes, comme les reflux gastriques qui le réveillent la nuit ou les coliques qui le font pleurer 8 heures par jour!

Et ça, c’est de la job!!!


Impuissante

Illustration: Jeannie Phan

Évidemment, la fatigue fait en sorte que nous sommes beaucoup plus irritables, donc beaucoup moins patientes. Coupable! Mais dans mon cas, c’est le fait de ne pouvoir rien faire pour soulager mon Harri qui m’atteint le plus.

De le voir se tortiller de douleur après avoir bu – et ce, même s’il prend deux médicaments pour les reflux gastriques et un lait spécial pour les intolérances à la protéine bovine – me brise le cœur!

Je me sens tellement impuissante…

J’aurais envie de prendre son mal pour le libérer, pour le voir serein et heureux comme un bébé devrait l’être. Hélas!


Mon corps

Illustration: Jeannie Phan

Bon, j’ai la chance de ne pas avoir pris trop de poids durant la grossesse et de l’avoir perdu en un claquement de doigts. Thank God! Mais les douleurs musculaires qui apparaissent à force d’avoir son bébé dans les bras 20h par jour (j’exagère à peine dans mon cas…) sont intenses.

En ce moment, Harri pèse 13 livres et je pense avoir une tendinite au poignet, au coude et à l’épaule gauche. Sans parler de mon nerf sciatique droit qui me tue, mon cou qui est toujours à la limite d’un torticolis et mes jambes qui élancent comme si je venais de courir un marathon.

Je n’ose même pas imaginer ce que ça va être quand il va peser 25 livres… Mon corps va me lâcher!

Bref, je ne suis pas top shape pantoute!

Et l’image que me renvoie le miroir chaque fois que je passe devant me le confirme bien! Les cheveux tout ébouriffés, les mêmes vêtements que la veille (même si j’ai des petites coulisses de lait séché sur chaque épaule) et des cernes jusqu’au menton… Ouf! Et je ne vous parle même pas de ma relation avec mon chum. Oyoyoye que ce n’est pas facile de dealer avec les hormones dans le piton et une moyenne de 5 heures de sommeil par nuit!

Disons que mon élastique n’est pas très flexible depuis les deux derniers mois.

Mais aussi étrange que cela puisse paraître, je serais prête à retomber enceinte DEMAIN MATIN! Définitivement, l’amour est plus fort que tout…

Surtout celui d’une maman!

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