La danse, un puissant moyen d’expression pour les enfants autistes

Autisme

Tout a commencé par une maman. Une maman qui déplorait le manque d’activités pouvant combler les besoins des enfants autistes. Cette maman a eu la chance d’avoir une voisine propriétaire et enseignante d’une école de danse : Marie-José Trottier.

Cette dernière n’est pas restée les bras croisés. Après plusieurs visites au CLSC du quartier et bien de la volonté, elle a mis sur pied le cours de danse pour enfants autistes de l’École des Axées Danse, à Saint-Hubert.

«La danse est un puissant moyen d’expression»

Cours de danse pour autistes
Valérie Lacelle, enseignante à l’École des Axées Danse

«L’intégrer dans un cours permet à ces jeunes d’être ensemble et de côtoyer d’autres enfants comme eux. Ça leur permet aussi de s’exprimer différemment», me confie Valérie Lacelle, qui enseigne cette toute nouvelle classe.

Celle-ci apprend la danse créative aux jeunes de trois à six ans depuis 2012. Bachelière en enseignement, elle travaille également auprès d’enfants autistes chaque été comme intervenante pour les Services de répit Emergo – Autisme et autres TED.

Son défi : jumeler ses deux champs d’expertise.

«La socialisation et la communication représentent une problématique pour les enfants autistes, m’explique-t-elle. Participer à un tel cours et entendre la musique leur permet de vivre des choses différentes.»

Depuis le 17 septembre et pour tous les samedis suivants, de jeunes enfants autistes âgés de 5 à 8 ans et de 9 à 12 ans peuvent ainsi découvrir la danse, suivre les différents rythmes et ne faire qu’un avec la musique qui les entoure.


Un objectif… à long terme

AutismeChaque année, l’École des Axées Danse organise un spectacle réunissant les plus jeunes, les plus âgés, les débutants, tout comme les danseurs plus expérimentés. Évidemment, les groupes formés d’enfants autistes n’y sont pas exclus, mais un tel spectacle demeure un objectif plutôt qu’une fin en soi.

«Le but serait qu’ils participent au spectacle. Par contre, peut-être que certains enfants n’en auraient pas envie, soutient Valérie. C’est possible que ça prenne plus d’un an avant qu’ils puissent y prendre part, car certains sont très anxieux.»

Mais comme me l’explique Valérie, rien ne presse…

Les cours spécialisés de l’École des Axées Danse inspireront peut-être d’autres organisations à offrir ce genre de services à des enfants qui ont des besoins plus spécifiques.

On se croise les doigts… À suivre!