Casse-Noisette: quand la magie de Noël renaît sur scène

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Qui dit décembre, dit vacances scolaires, temps des fêtes, Noël, cadeaux… Mais. pour les amateurs de danse, décembre rime aussi avec Casse-Noisette, ballet présenté depuis 53 ans à Montréal et qui, année après année, ne dément pas son succès.

Même après cinq décennies, les spectateurs sont toujours au rendez-vous. Et pour cause!

C’est samedi qu’avait lieu la première, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Pour l’occasion, Julie Snyder interprétait le rôle de la grand-mère de la petite Clara. Une belle vitrine pour les Grands Ballets Canadiens qui, espérons, auront su profiter de la notoriété de « Julie » pour amener un tout nouveau public.

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Julie Snyder dans les coulisses. Photo: Adrienne Surprenant

En effet, même si vous n’êtes pas une fan de ballet, que vous êtes plutôt néophyte, Casse-Noisette saura vous séduire. C’est un ballet à voir en famille ou entre amis, comme j’ai pu le constater hier après-midi.

Les décors, fabriqués par Peter Horne, sont magnifiques : l’énorme sapin (bien plus beau que le vrai juste en face de la Place des Arts!), ou encore la forêt enneigée… WOW! Soulignons également les costumes très colorés de François Barbeau.

Parce que la beauté n’a pas d’âge, petits et grands ne peuvent qu’être émerveillés par ce spectacle!


L’histoire? Elle est simple!

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Photo: John Hall

La veille de Noël, dans une grande maison regorgeant d’enfants, l’oncle aux mystérieux pouvoirs distribuent les cadeaux et Clara reçoit un casse-noisette. Dans cette première partie, c’est plus d’une vingtaine de personnages qui sont sur scène, la plupart des enfants. Nous avons droit à quelques danses festives, mais le spectacle se rapproche davantage du théâtre que du ballet.

casse-noisette-neigeC’est lorsque la fête se termine et que Clara s’endort, que le spectateur est transporté dans un univers onirique.

La jeune fille est réveillée par le grattement des… souris. S’en suit une fameuse bataille contre ces dernières, durant laquelle le casse-noisette prend vie et l’aide à se défendre. Ils en sortent vainqueurs et le casse-noisette se transforme en… prince charmant!

Tous deux se retrouvent au cœur d’une forêt et c’est à ce moment que débute le ballet. Prestations de haut niveau, enjolivées par les flocons de neige tombant du ciel…

Esthétiquement, on ne pouvait faire mieux

Après l’entracte, Clara et le prince arrivent au palais et assistent, tout comme le spectateur, à de nombreuses danses : espagnole, chinoise, russe, entrecoupées par l’apparition du roi des bonbons (le « clown » du spectacle qui saura mettre un sourire sur les lèvres des enfants).

Autre moment drolatique : l’arrivée du berger et de ses trois moutons, dont un mouton noir qui n’en faisait qu’à sa tête. Costumes fort réussis, une fois de plus.

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Photo: Sasha Onyshchenko / Kravetz

Je ne peux passer sous silence l’orchestre qui interprète la musique de Tchaïkovski. Nous ne la voyons pas, certes, mais leur travail est inhérent au spectacle.

Si je devais ne relever qu’un seul point négatif, je dirais la longueur de la deuxième partie : les chorégraphies s’enchainaient et finissaient par se ressembler. Mais franchement, c’est chiâler pour chiâler, comme on dit, car…

l’ensemble du spectacle est spectaculaire

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Photo : Richard Champagne

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Casse-Noisette
 est présenté à la Place-des-Arts jusqu’au 30 décembre
Vous pouvez vous procurer des billets ici