J’amène mon p’tit coeur abîmé au bord de la mer…

Mercredi matin, 7h42. J’le fais. J’achète mon billet d’avion et je fly. Ma tête trop pleine et mon p’tit coeur déjà-beaucoup-trop-abîmé, je les prends en take-out pour quelques jours.

Est-ce la solution? J’en ai aucune espèce d’idée!

Mais, j’me dis qu’après tout, si ça peut mettre un petit pansement sur mon coeur, pourquoi pas?

J’me sens comme si il n’y avait plus rien qui me retenait. Comme si j’avais fait trop confiance, trop longtemps, à des gens qui n’en valaient pas la peine. Ça fait mal de s’attacher à des personnes qui elles, en échange, te plantent un couteau dans le dos dès qu’elles en ont l’occasion.

M’a t’le dire : ça pète une bulle en ti-pépère.

Dernièrement, j’ai dépensé tellement d’énergie à faire des choses qui, dans l’fond, ne me procurent plus aucun bonheur. Pleurer trop de larmes pour des hommes pas-tellement-fins-mais-qui-s’pensent-bin-fins. J’ai envie de crier, parce que oui, ça fait peur quand tout est flou autour de nous.

On se cherche tellement à travers les autres qu’on finit par se perdre.


Se retrouver

Tout (ou presque) me donne envie de chialer, en ce moment. Sauf que je n’ai pas envie de me laisser abattre par les choses négatives qui m’entourent. J’ai envie de retrouver la moi que j’étais avant. La moi que j’étais avant de m’oublier parmi tous les autres.

Personne au monde à le droit de m’enlever mon coeur d’enfant. Pis à toi non plus.

J’suis tannée d’me faire dire ce qui est sensé être bon pour moi, ce que je devrais faire et ce que je ne devrais pas faire. J’suis plus qu’écoeurée d’avoir l’impression qu’on est obligé de se conformer au moule que la société nous impose pour se faire accepter. Ce maudit-moule-poche-artificiel qu’on se doit de respecter pour ne pas se faire juger.

C’est une carapace ça, c’est pas toi. Et c’est laid une carapace qui t’empêche d’être qui tu es.

Arrête de laisser les autres décider comment vivre ta vie. Arrête de penser que si tu chantes fort pis que tu déplaces de l’air, c’est pas correct. Parce qu’au contraire, maudit qu’c’est cool. Pis maudit qu’t’es belle quand tu ris fort!

Photo : Savs, Unsplash

Pis si jamais quelqu’un ose dire quelque chose, well… too bad! C’est pas normal qu’une situation ou qu’un mode de vie t’interdise de t’épanouir en tant que personne et t’empêche d’être quelqu’un de vrai. On s’en fout. Si tu savais à quel point on se fout des autres.

Ce qui est important, c’est toi.

Pis ça, tu t’en rends compte à force de te perdre. À force de laisser toujours les autres passer devant toi. Tu t’en rends compte quand tu te lèves un matin, que tu te regardes dans le miroir et que tu ne te reconnais même plus…


Prendre du recul

Prends du recul. Prends l’temps qu’il faut pour toi, pour ton coeur tellement-plus-important-que-n’importe-quoi. Écoute-toi, pour une fois. N’attends pas de toucher le fond, je t’en supplie…

C’est pour ça que mon petit coeur abîmé, j’ai décidé de l’emmener au bord d’la mer. J’le prend dans mes bras, pis j’le berce au son des vagues. J’le prend en take out, pis que j’en vois pas un me dire que c’est pas correct.

Parce que si ça me fait du bien, maudit qu’c’est correct!