Abitibi-Témiscamingue – Tu sais que tu habites à Senneterre… ROUND TWO!

Vous vous souvenez de l’article « tu sais que tu habites à Senneterre quand… » publié au mois de mars dernier? Eh bien, depuis que j’ai écrit cet article, je ne cesse de me dire : « ahhh, j’aurais tellement dû parler de ça dans mon texte » ou bien « j’aurais pu ajouter ce paragraphe-là aussi! ».

Faque, je me suis dit que j’allais (un peu!) me gâter et faire une 2e partie à mon premier article. Parce que c’est toujours le fun de parler de son patelin, pis que le mien, je l’aime d’amour. Bref, c’est parti pour le :

« Tu sais que tu habites à Senneterre quand… ROUND TWO!! »


Les paniers d’épicerie sont en format mini

Vous êtes habituées aux paniers XXL des Maxis ou des Costcos? Tsé, ceux qu’on accroche presqu’à toutes les fois qu’on change d’allée? Oubliez ça! Ici, à Senneterre, notre épicerie (qui a ouvert ses portes en 1933!) nous propose de petits formats de paniers d’épicerie! La raison est plutôt simple. La taille des paniers doit s’adapter à la largeur des allées.

Vous aurez donc compris que les allées de l’épicerie ne sont (vraiment!) pas très larges. Mais, il y a un bon côté : plus les paniers sont petits, moins on dépense! Et si vous allez à la pharmacie, observez bien, c’est le même principe…


Les rues, c’est tout le contraire

Bon, je vais vous expliquer une chose. Je DÉTESTE conduire en ville. Même si j’ai une mini voiture, j’ai toujours l’impression que je vais me faire rentrer dedans ou que je vais finir par accrocher quelque chose (ou quelqu’un!).

Par contre, chez nous, aucun danger!!! Les rues sont larges. Trèèèès larges. Large comment, me demanderez-vous? Certaines rues font jusqu’à 65 pieds en largeur (c’est environ 19 mètres!). Rien à voir avec les micro-rues du Vieux-Québec!

Ah pis imaginez-vous que les rues sont assez larges pour pouvoir laisser les bancs de neige en plein milieu de la rue l’hiver. Oui, oui. Vous avez bien lu!

On a des bancs de neige en plein centre des rues résidentielles, à Senneterre, pendant tout l’hiver. Ça impressionne toujours ceux qui n’y sont pas habitués!


Tu croises une « vanne »… pis ça sent le bois

Si jamais vous vous promenez en Abitibi et que vous croisez un poids lourd, communément appelé une « vanne », ça se peut que quelques secondes plus tard, ça se mette à sentir l’épinette accoté! C’est normal! La foresterie est une industrie importante pour l’Abitibi et le secteur de Senneterre n’y fait pas exception. Ce n’est donc pas rare de se remplir le nez avec une bonne puff d’odeur de forêt en roulant en auto après le passage d’un camion.

Personnellement, c’est une des odeurs que j’aime le plus. Ça sent tellllllllement bon!


Tu n’entends même plus les sifflets du train aux traverses

Ici, on appelle ça une « crossing » (et on le prononce SANS accent anglais, s’il-vous-plaît!). Ce sont en fait les endroits où le train traverse les rues. Je vous ai parlé du CN dans le billet précédent. Eh bien le transport ferroviaire est encore présent à Senneterre et les trains de marchandises passent régulièrement!

Ce qui fait qu’on arrive souvent à une « crossing » en train de clignoter, pour annoncer le passage imminent du train. Mais, comme nous n’avons pas de barrière qui empêche les autos de passer, c’est le sifflet du train qui nous dit que le train approche…

C’est assez simple, 2 long coups de sifflet, 1 petit coup et un dernier long coup. Les habitants de Senneterre sont tellement habitués d’entendre le train siffler qu’ils ne l’entendent parfois même plus. Demandez à ceux qui habitent près d’une « crossing »!


Ta ville a un stop lumineux

Ben oui, à Senneterre on a ça : un stop lumineux qui « flash ». Je ne sais pas s’il y en a encore dans d’autres villes au Québec, mais personnellement, je n’en ai jamais vu. Ça fait que quand tu arrives de la 113 sud (par le chemin de Val-d’Or, pour les habitués!), le premier stop qu’on croise, c’est le stop qui « flash ».

J’imagine que la ville a opté pour l’option lumineuse pour s’assurer que les gens le voient. Va savoir!

Oh et by the way, on n’a pas de lumières à Senneterre. Les embouteillages, ça n’existe pas ici!


L’hiver, tu sors tes bottes de « pouèle »

Photo Fourrures Grenier

La mode, plus ça change, plus c’est pareil. Eh bien ici, une chose qui ne change pas, c’est que presque tout le monde a (ou a déjà possédé) une paire de bottes de poil. Et là, je ne parle pas des bottes cutes avec des pompons en poils à l’avant.

Je parle des grosses bottes d’hiver en poil de vache ou de castor qui nous font des pieds énoooormes, mais qui sont si chaudes et confortables!

Parce que le confort passe bien avant le look, quand il fait -40° Celsius!  Un gros merci aux membres de la famille de Fourrures Grenier, qui sont les spécialistes de la fourrure en région depuis 1970. Croyez-moi, ils en ont fait des paires de bottes!


Le fameux 737…

Je sais qu’il y a quelques années, la plupart des villages avait comme dénominateur commun le début de leur numéro de téléphone. Ça vous dit quelque chose? Il n’y a pas si longtemps (attention, moment de nostalgie!), TOUS les numéros de téléphone à Senneterre commençaient par 737. C’était à l’époque où on n’était pas encore obligé de faire l’indicatif régional avant de composer. Ce qui fait que, quand tu avais à donner ton numéro au club vidéo ou bien à un nouvel ami, tu disais seulement les 4 derniers chiffres.

Récemment, à mon retour à Senneterre, j’ai fait activer mon cellulaire. Devinez quoi? J’ai choisi le seul numéro de disponible qui commençait par 737. Juste pour le plaisir!


La ville fêtera ses 100 ans en 2019

100 ans, c’est jeune pour une ville si on compare à Québec ou à Trois-Rivières. Mais, comme l’Abitibi s’est développée au début du siècle avec l’arrivée du chemin de fer, c’est une région assez jeune comparée au reste du Québec. Ce qui fait que, l’an prochain, nous aurons la chance de fêter les 100 ans de la ville de Senneterre.

C’est un peu à cause de toutes les petites choses dont je vous ai parlé dans cet article (et dans le précédent) que les gens d’ici sont fiers d’être de Senneterre et qu’on sent déjà la fébrilité pour le centenaire. Je suis donc très heureuse d’être revenue chez moi, juste à temps pour participer aux préparatifs. Et je vous invite à venir nous visiter en 2019 pour fêter le 100e avec nous!

Vous ne pouvez pas vous tromper :

Prenez la 113 vers le nord et au « stop lumineux qui flash », vous saurez que vous êtes arrivés!